La Belle Verte, film merveilleux et critique réalisé par Coline Serreau

par Lison Bourgeois
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Les deux personnages pricipaux du film La Belle Verte

Une naissance prématurée et une résurrection inattendue.

La Belle Verte raconte le voyage d’une extraterrestre sur la planète Terre. À ses yeux non habitués à la pollution et au capitalisme, la Terre est une planète d’arriérés. À sa sortie en salle, le film rencontre un échec cuisant. 23 ans plus tard, il devient culte. L’occasion de questionner les mécanismes qui ont fait renaître La Belle Verte de ses cendres.

Un conte politique déguisé en film

D’immenses yeux de chevaux. Le bouillonnement de l’eau contre la roche. Et un regard humain qui fixe la trajectoire du soleil à travers les nuages. Les premières images de La Belle Verte donnent directement l’ambiance merveilleuse du film. L’image de la planète utopique sur laquelle les êtres humains cohabitent en symbiose avec la nature va continuellement s’opposer à la vie sur Terre. Entre le stéréotype du méchant capitaliste et celui du gentil écologiste, le film tire une critique de notre société. Cette structure manichéenne, propre aux contes philosophiques, rend les personnages facilement compréhensibles. En 1996, la critique y voit un film rempli de clichés et d’idées naïves. Aujourd’hui, nous pourrions y voir un mélange des genres narratifs innovant.

Une référence de la subculture devenu mainstream

Assassiné par les critiques et journaux de l’époque, le film de la réalisatrice de Trois hommes et un couffin, fut un désastre commercial. Pourtant, aujourd’hui, son succès ne se discute pas. Visionné des millions de fois en streaming et en téléchargement, le film trouve de nouveaux admirateurs. La seule scène du rétroviseur a été vue 243 000 fois sur YouTube. En septembre 2020, Coline Serreau confiait même à France Culture qu’on l’arrêtait dans la rue pour lui parler de ce film. Autrefois réservées à un public de niche, les questions environnementales sont maintenant devenues une normalité. S’accordant avec une récente prise de conscience, La Belle Verte trouve finalement un immense succès.

 

Encore envie de se plonger dans le monde du cinéma ? On vous conseille l’article d’Émile Rivet sur sa rencontre avec la scénariste Sabrina B. Karine. Venez découvrir la colère de la scénariste de  » Dix pour cent ».

 

A quelques lettres près, mes parents auraient pu m'appeler Louise Bourgeois. Faute de quoi, je défends aujourd'hui son combat féministe avec ferveur. Chaque article est une rencontre puis des heures de travail pour retranscrire le mot juste et porter votre voix !

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